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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: L'espoir à gauche, fier(e)s d être socialistes]]></title>
    <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;L'espoir à gauche, fier(e)s d être socialistes&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 28 Sep 2009 19:39:53 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 28 Sep 2009 19:39:53 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Marise Forgue-Digeon]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-36630714-6.html#comment48767141</link>        <description><![CDATA[
  Merci, ces précisions étaient en effet nécessaires pour lever quelques hésitations....et j'ai voté OUI avec l'Espoir à Gauche, de grand coeur.

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Oct 2009 21:40:15 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a53c1633b1a9bbe81f190ab760c79773</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de jacques]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24527911-6.html#comment33628473</link>        <description><![CDATA[COMMUNIQUE DE PRESSE
Victorin LUREL demande le respect du vote des militants socialistes 
Au moment où se discutent des stratégies d'alliances qui négligent à l'évidence les enjeux de refondation idéologique du Parti socialiste au profit de querelles personnelles totalement décalées par rapport aux attentes des Français, le député socialiste et président du Conseil régional de la Guadeloupe Victorin LUREL, signataire de la motion A Delanoë-Hollande, demande que le vote des militants socialistes soit respecté. 
« La mise en œuvre éventuelle d'un front écartant les camarades de la motion E et sa chef de file, Ségolène Royal ne serait clairement pas à la hauteur des enjeux, ni des attentes des militants et des Français. Personne ne comprendrait que les trois motions arrivées en tête, qui ont dirigé ensemble le parti depuis 1997, ne soient pas en mesure d'engager ensemble la rénovation du  PS », affirme Victorin LUREL. 
« Je formule le vœu qu'à l'occasion du Congrès de Reims, les responsables des motions privilégient l'intérêt général et l'unité d'un Parti socialiste qui a démontré, lors des dernières élections municipales et cantonales qu'il est le premier parti de France ».]]></description>
        <pubDate>Fri, 14 Nov 2008 13:04:23 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b4f31fcdce93f9ab5037464ab48e5619</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de jacques]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24500258-6.html#comment33316256</link>        <description><![CDATA[Pitoyable!
Sans être un partisan de Mme Royal (si j'avais été adhérent du PS, je n'aurai sans doute pas voté pour sa motion), je trouve assez pitoyable et lamentable la réaction de M. Hollande.
C'est vraiment le "TSSR" (Tout Sauf Ségolène Royal), en méprisant l'avis des militants du parti qu'il a dirigé pendant plus de 10 ans.
D'autres au PS avaient aussi méprisé le vote du militant au moment du traité européen. 
Où va ce parti ? Je crois qu'il va bientôt mourir de sa "moche" mort, et ce sera peut être un mal pour un bien.
A l'heure où peut être le monde va se rénover (Obama, et peut être le capitalisme, sait-on jamais ?), le PS se montre pour ce qu'il est en 2008 au fond de lui même : sans doute le grand parti français le plus ringard et le plus conservateur.
Au delà des problèmes économiques qu'il n'a jamais affrontés franchement (retraites, ...) quand il était au pouvoir dans les 20 dernières années, il est toujours aussi frileux, et parfois plus que l'UMP (un comble !) sur la diversité par ex]]></description>
        <pubDate>Fri, 07 Nov 2008 12:58:15 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">363052747f8b6b14171bf86b8b897d6c</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de camille]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment33261102</link>        <description><![CDATA[Sur le site de l'AFNOR je ne vois pas la définition de la "gauche" ; est ce un label ou une marque déposée ? j'ai l'impression que pour certains c'est surtout un cache sexe !!!]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 Nov 2008 09:56:20 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">63d16830591871bd2013488a0339537a</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Ségomarin]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32985546</link>        <description><![CDATA[Je cite un camarade :"Hier dans l'AG d'Argenteuil, j'ai illustré mon propos avec ce qui  s'est passé à la Mairie du Ve arrondissement de Paris.
Un sans-papier s'y est rendu pour inscrire sa fille à l'école.  
Quelques jours après, la police se présentait à son domicile, suite à  un signalement venant des services de Tibéry. Lorsque Delanoë a pris  la responsabilité de refuser un accord avec le Modem à Paris, il a  laissé le Ve arrondissement à Tibéri. Ça a des conséquences  concrêtes… Ce ne sont pas que des arguments de Congrès…]]></description>
        <pubDate>Fri, 31 Oct 2008 13:15:11 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">576d4b9a16c0fcb1b524f21b698c2acd</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Ségomarin]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32981720</link>        <description><![CDATA[Petit ajout "en positif":
- Préférons nous une victoire de notre candidat socialiste a Tourcoing ou la victoire de C Vanneste, député UMP homophobe ? Notre maire s est allie au Modem
- Préférons nous Tiberi dans le Ve, Panafieu dans le XVIIe et Goujon dans le XVe a Paris ou la gauche ? L ecart etait si serre que quelques centaines de voix Modem auraient pu faire la difference.
- Préférons nous notre camarades Sebastien Pietrasanta maire d Asnieres en s alliant avec une large majorite reformiste ou conserver Manuel Aeshlimann, sarkozyste de choc, sur ce departement marque a droite des Hauts de Seine ?

Dernier rappel utile: Lionel Jospin et sa majorite de 1997 a 2002 ont gagnes les elections anticipees legislatives grace a plus de 80 triangulaires avec le Front National qui ont permis de gagner des circonscription votant a droite a plus de 60%.
=> Avons nous pour autant dit que la politique de l epoque n etait pas de gauche ? Bien sur que non....]]></description>
        <pubDate>Fri, 31 Oct 2008 11:20:50 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c6598f1ef4d0600808d13fa52ad534b5</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de camille]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32975513</link>        <description><![CDATA[je ne vois pas le problème :Olivier DUSSOPT affirme dans son blog qu'il a des centristes dans son équipe , je ne vais pas le qualifier de droite ; ne soyons pas complètement schizophrènes , ouverts pour gagner avant les élections , "plus à gauche que moi tu meurs" avant les congrès : ce sont ces postures qui décrédibilisent le ps! quand à "labelliser" Ségolène de "droite", c'est à la fois une prétention , et la preuve d'absence d'autres arguments sur le fond !]]></description>
        <pubDate>Fri, 31 Oct 2008 08:38:26 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d0f331f57504c668d9898450166c57a8</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de frederic]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32971215</link>        <description><![CDATA[Je suis militant PS à Annonay
pas d'adjt Modem, la 1ere adjte est apparentée PS et a meme eu sa carte au PC.
Pas d'accord avec le Modem mais ave cle collectif antiliberal...]]></description>
        <pubDate>Fri, 31 Oct 2008 00:37:34 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e03481a7f262023c89afdcd4f5443ae3</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Laurent]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32954150</link>        <description><![CDATA[Etrangement, quand on dit : vos conditions de vie vont s'améliorer ", les français votent pour nous. Lorsque l'on valide les thèmes et les solutions de la droite (assistanat,mon projet n'est pas socialiste, l'Etat ne peut rien  pour vous...etc), on perd.

Sarkozy avait contre lui le Président de la République, le Premier Ministre, 1/3 des parlementaires UMP. Il était le candidat de la majorité sortante et a de nombreux handicaps physiques. Il avait un projet de droite assumé. Il a lu Thatcher qui préconisait le retour aux fondamentaux (back to basics) et Gramsci qui a théorisé l'hégémonie culturelle (Pendant 5 ans, il a martelé son message politique).]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 16:39:43 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0e31a32aee5c331bc3eddadaeb29e01d</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Ségomarin]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32953847</link>        <description><![CDATA[les propositions de Ségolène pour une régulation de la mondialisation prouve ses valeurs de gauche. Ces propositions ne sont pas toutes récentes, et datent pour certaines de sa campagne présidentielle.
si le PS l'avait soutenu nous n'aurions pas Sarkozy ,mais cela semble convenir à certains qui souhaitent rester dans l'opposition avec des propositions d'avant 1981 !]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 16:30:47 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">811e390cc02921e76b18f3d058e9c699</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Laurent]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32953591</link>        <description><![CDATA[Le PRG se revendique de centre gauche. 
Concernant Ségolène ROYAL, elle a perdu à cause de son programme. Elle était jugée sympathique mais elle dénonçait la socièté de l'assistanat ("les chômeurs parasites)" et prônait le donnant-donnant. Sarkozy disait l'Etat va vous protéger et vous allez gagner plus.]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 16:22:25 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ed1c19834775261173ab4f42fe80999c</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Frédéric CROCHET (FredHook)]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32952638</link>        <description><![CDATA[Si on n'avait pas focalisé sur cette rencontre modem/ségo entre les deux tours des présidentielles, on aurait un autre gouvernement.
Bayrou serait 1er ministre et les autres membres du gouvernement seraient de gauche et du modem. 
Mais pour cela il faudrait accepter une femme (élue par 60% des socialistes) comme présidente...
"Fra-ter-ni-té" a t'elle dit: il y a encore du chemin à faire pour y arriver!]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 15:50:19 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c21fc05bcb5d4eabbfee182efe8ab352</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Ségomarin]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32952246</link>        <description><![CDATA[Le PRG pour moi c'est la Gauche, mais peut-être pas assez DE GAUCHE pour vous ?
c'est qui le centre à Annonay]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 15:38:22 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">46ffabf37649c0f822755c8590e8f7ea</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Laurent]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32951830</link>        <description><![CDATA[Il faut surtout regarder le conseil municipal. Le modem n'est ni dans la majorité ni dans l'opposition ! Il n'y a pas d'élus modem ! Les seuls "centristes" sont des membres du PRG !]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 15:25:52 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3761e4d6956dd704eb6fc98a7acb5134</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Ségomarin]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32951689</link>        <description><![CDATA[Faut lire le blog de ton camarade et tu comprendras !
http://olivierdussopt.typepad.fr/blog/2008/01/municipales-200.html

Issus de la gauche mais aussi du centre, ces hommes et ces femmes ressemblent à Annonay. Notre volonté est de travailler, d'améliorer l'existant, d'inventer de nouvelles solutions. Fidèles à nos valeurs, nous voulons cependant être toujours à l'écoute des autres, respectueux de toutes les convictions et soucieux de rassembler autour d'objectifs partagés pour améliorer la vie à Annonay.]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 15:22:11 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e912392227b58decb96653d1eadb2ebe</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Laurent]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24242214-6.html#comment32950766</link>        <description><![CDATA[Olivier Dussopt n'a pas d'élu modem au conseil municipal ! Il ne faut pas affirmer des choses qui sont fausses. Ségolène Royal est de droite et qu'elle assume clairement des alliances avec la droite complexée !]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 14:53:57 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3d21ce62a006483e6b479c8a6d333c76</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de martine]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24206672-6.html#comment32941282</link>        <description><![CDATA[les partisans d'Aubry Fabius d'un coté , et de Delanoé Hollande de l'autre, n'arretent pas de se taper dessus, sauf pour taper sur Ségolène ! nous ne critiquons pas les autres !]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 10:20:54 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">33476118b199adced4aaebcd88fe801d</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Ségomarin]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24206672-6.html#comment32920546</link>        <description><![CDATA[on verra le 6 au soir ce que veulent les militants...un peu de patience Jean Pierre Pons !

Elle n'est pas jeune celle là ,"Pierre Pons"]]></description>
        <pubDate>Wed, 29 Oct 2008 18:45:17 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9235009568a9f3b002873aa74b1ef482</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Ségomarin]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-23866920-6.html#comment32920068</link>        <description><![CDATA[de quel commentaire parlez-vous ?
Anonyme avec fausse adresse MAIL....]]></description>
        <pubDate>Wed, 29 Oct 2008 18:36:01 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8b9853b43f5b4d56749421e1b12f9b9d</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jean-pierre]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-23866920-6.html#comment32919865</link>        <description><![CDATA[Bravo la démocratie participative, on supprime les commentaires qui ne plaisent pas...les staliniens ont du se réfugier chez vous...à la motion E]]></description>
        <pubDate>Wed, 29 Oct 2008 18:32:25 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">728f80119375a1e47117dd969ee272fa</guid>
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        <title><![CDATA[Commentaire de Jean-Pierre]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24206672-6.html#comment32919723</link>        <description><![CDATA[Bravo la motion Royal....on passe son temps à critiquer les autres. Votre Blog est le symbole du Parti socialiste que l'on ne veut plus.

un électeur socialiste déçu par vos pratiques.
Quand allez vous prendre en compte ce qu'attendent les électeurs à savoir un parti socialiste clairement ancré à gauche, pas ce que vous nous proposez...]]></description>
        <pubDate>Wed, 29 Oct 2008 18:29:09 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">55cb0d76970cc02198576c07cbc894f9</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de pierre]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24081311-6.html#comment32745477</link>        <description><![CDATA[Qui a dit :
« Il parait malvenu d’augmenter les taxes sur les stocks options si l’on veut lutter contre ce phénomène de délocalisation,d’autant plus que,comme les personnes, les entreprises sont libres d’installer leurs sièges sociaux où elles veulent. Si le niveau de taxation sur les stocks options devenait dissuasif, ce serait une faute »
Laurent FABIUS , Libération du 14 avril 2000]]></description>
        <pubDate>Sat, 25 Oct 2008 17:17:16 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a907c833ec06d16b57529762f79401bd</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Olivier]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-24053282-6.html#comment32710577</link>        <description><![CDATA[Le Discours l'autre jour à Maromme de G.Bachelay ,qui reprenait celui de son livre, était époustouflant !Il faut ,disait il "fermer la parenthése libérale de 1983-1984" dans laquelle est enfermé le PS depuis 25 ans ! outre que c'est pas très aimable pour Fabius, Premier Ministre d'alors,et aujourd'hui dans la même motion, c'est incroyable d'en revenir 30 ans en arrière !]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Oct 2008 15:43:39 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6fea4ce40088a56262aef2d2aad52060</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Frédéric CROCHET (FredHook)]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-23731439-6.html#comment32443505</link>        <description><![CDATA[Défendre les smicards quand on gagne 10 fois plus, c'est risible!]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 20:38:34 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">201705b28311ad81be07c611b65cc2e0</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Yvon GRAIC]]></title>
        <link>http://l-espoir-a-gauche-fier-e-s-d-etre-socialistes-76.over-blog.com/article-23867404-6.html#comment32425345</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>Le texte du discours :<br></strong></span>
  </p>
  <p>
    Merci a tous, amis de Parempuyre, venus si nombreux.<br>
    Merci aux salariés, aux ouvriers de Ford Blanquefort, qui viennent de s'exprimer devant vous. Ils se sont mis en grève et ils ont pris sur leur temps de travail rémunéré pour pouvoir venir parmi
    nous.<br>
    Je voudrais leur dire très chaleureusement à quel point leur présence ici est symbolique de ce qui se passe dans le pays, de cette économie qui marche sur la tête. Je vais y revenir tout à
    l'heure.<br>
    Mais je suis aussi venue vous dire qu'il était possible de remettre cette économie à l'endroit et qu'il était possible de faire autrement.<br>
    Auparavant, je voudrais remercier tous les élus qui nous accueillent ici.<br>
    Et d'abord, Béatrice de François, la maire de Parempuyre, et André Grèze, de Désirs d'avenir, qui a participé à l'organisation de cette réunion.<br>
    Et bien sûr les parlementaires : Michèle Delaunay et Pascale Gaut.<br>
    Et bien évidemment Gilles Savary et Vincent Feltesse.<br>
    Nous étions tous ensemble, tout à l'heure, à la rencontre des salariés de Ford.
  </p>
  <p>
    Je voudrais aujourd'hui adresser à travers vous un message solennel à tous les Français. Nous venons à l'instant d'écouter Philippe Poutou et ce qu'il nous a dit a à voir avec cette relation que
    nous ne comprenons pas bien entre la finance et l'économie. Juste avant, nous avions évoqué ensemble la reconversion de cette usine qui refuse la fatalité. J'ai vu et j'ai senti l'angoisse des
    hommes et des femmes qui sont là et qui se battent depuis des mois.&nbsp; J'étais venue il y a plusieurs mois. J'avais promis de revenir et je suis revenue. J'ai vu, moi aussi, ce que vous avez
    senti tout à l'heure : leur courage, leur dignité. Avec eux, à travers toute la France, il y a dans les entreprises des salariés et des ouvriers qui refusent de baisser les bras parce qu'ils
    savent pertinemment qu'il y a du savoir-faire, qu'il y a des compétences, qu'il y a des marchés. Ils savent qu'il aurait été possible de faire autrement et que malheureusement – faute
    d'anticipation, faute de politique industrielle, faute souvent&nbsp; de crédits bancaire pour investir, innover et voir loin – ces entreprises n'ont pas eu la chance de prendre un tournant
    positif qui leur aurait permis non seulement de résister mais de se développer. En écoutant tout à l'heure ces salariés et d'autres aussi à travers toute la France, j'ai compris leur stupéfaction
    et leur incompréhension. Notre stupéfaction et notre incompréhension.
  </p>
  <p>
    Parce qu'il y a, d'un côté, des milliards et des milliards de dollars et d'euros qui partent en fumée puis réapparaissent ensuite comme par magie. Et, de l'autre côté, des entreprises
    industrielles auxquelles il a parfois manqué quelques dizaines de millions d'euros pour rester compétitives.<br>
    Qu'observe-t-on aussi ? D'un côté, des termes un peu barbares, très spéciaux, qu'on lit tous les jours dans la presse ou qu'on entend à la télévision : titrisation, produits dérivés, crédits
    inter-bancaires, bonus, hedge funds, trader, stock options, règles prudentielles, créances toxiques, j'en passe et des meilleures ! Une récente enquête réalisée dans l'ensemble des pays européens
    a d'ailleurs montré que moins d'un citoyen sur 5.000 comprenait ce vocabulaire.<br>
    On entend tous ces mots et, d'un autre côté, on entend des mots très simples : emploi, salaire, vie chère, loyer, essence, famille, enfants, école.
  </p>
  <p>
    Et puis il y a les questions que tout le monde se pose, que nous nous posons et auxquelles je veux répondre ici. Des questions toutes simples. D'abord : comment en est-on arrivé là ? Ensuite :
    comment faire pour que ça ne recommence pas ? Au bout du compte : qui va payer et qui va gagner ? Et surtout : comment faire pour que cette crise serve à quelque chose et nous oblige à changer
    radicalement le système perverti du capitalisme financier ?<br>
    Voilà, partout où je vais et encore tout à l'heure, ce que l'on me dit.
  </p>
  <p>
    Ce que nous venons de vivre ne doit absolument pas continuer à exister.<br>
    C'est pourquoi, vous m'en excuserez, ce soir, je vais prendre le temps.<br>
    Parce que je crois que cela fait partie de la responsabilité politique de donner des explications.<br>
    Parce que, contrairement à ce que l'on nous dit et contrairement à ces mots&nbsp; complexes, vous allez voir que la crise financière est d'une implacable simplicité.
  </p>
  <p>
    Il est donc possible que les citoyens soient bien informés pour exiger ensuite des réformes en profondeur, comme ils en ont le droit puisqu'ils mettent la main au portefeuille pour renflouer les
    banques par l'intermédiaire de l'Etat. C'est comme ça que doit fonctionner une démocratie, une République. Ce n'est pas dire aux gens : «&nbsp;tout ça est très compliqué, on a des spécialistes
    qui ont mis le système dans le mur, on va leur redonner de l'argent et comme çà, ils vont... recommencer&nbsp;». Non ! Moi, je veux que les citoyens comprennent et sachent qu'ils doivent faire
    pression sur ceux qui ont le pouvoir pour que ça change, pour que ça ne recommence pas, pour qu'il n'y ait plus de conséquences en cascade et toujours sur les mêmes.<br>
    Parce qu'enfin, l'Europe vient de trouver 1.700 milliards d'euros et la France 360 milliards d'euros alors qu'il y a quelques semaines, souvenez-vous, ils ont augmenté les impôts pour trouver un
    milliard d'euros afin de financer le Revenu de Solidarité Active.
  </p>
  <p>
    Alors je vous le dis très fermement : si la crise nous permet de faire surgir un nouveau modèle économique et humain, elle aura été utile pour mettre fin à toutes ces contradictions. Mais si la
    crise conduit seulement à renflouer un système financier pervers ou à sauver une caste de financiers irresponsables, quel est le risque ? C'est l'impunité. Cela veut dire qu'on peut flamber,
    qu'on peut s'amuser avec le bien commun. Et pire encore : quand ça va mal, on vient les aider parce que, sinon, ils entraînent dans leur chute des millions d'entreprises et de citoyens.
  </p>
  <p>
    Je dis cela très solennellement et de façon positive parce que je ne veux pas qu'on enfonce les gens dans la dépression en leur disant : «&nbsp;à cause de la crise, on va vous faire avaler tout
    le reste, les licenciements, les pressions sur le pouvoir d'achat, la fermeture des services publics pour faire des économies&nbsp;». Songez que pendant la réunion des chefs d'Etat et de
    gouvernement de l'Europe, on en a profité pour annoncer en même temps la fermeture des gendarmeries.<br>
    Le peuple doit donc rester très vigilant pour que, sous prétexte de crise financière, on ne nous fasse pas accepter tout le reste qui n'a rien à voir avec la crise financière et qui correspond à
    des choix idéologiques.
  </p>
  <p>
    C'est pourquoi je pense que la crise est une occasion historique de définir le modèle de société que nous voulons.<br>
    Aujourd'hui, on le sait, la direction est mauvaise.<br>
    Le monde ne va pas dans la bonne direction : destruction de la planète, inégalités Nord-Sud, creusement des inégalités à l'intérieur même des pays riches. Songez qu'en France, 40% des clients des
    Restaurants du Coeur sont des salariés. Songez que le nombre des travailleurs précaires et des salariés pauvres a, en trois ans, augmenté d'un tiers. Non, le monde ne va pas dans la bonne
    direction quand on voit, de l'autre côté, les richesses considérables qui s'accumulent.<br>
    Voilà pourquoi je pense qu'il faut rectifier très rapidement la trajectoire.<br>
    Voilà pourquoi la crise peut être salutaire si elle nous permet de corriger cette trajectoire.
  </p>
  <p>
    Alors, quel nouveau modèle voulons-nous bâtir ensemble ?<br>
    D'abord, je crois qu'il faut&nbsp; remettre les choses dans le bon ordre.<br>
    Qu'est-ce que le bon ordre ?<br>
    C'est la finance au service de l'économie productive et non pas au service d'elle-même. C'est l'économie productive au service de l'épanouissement des hommes et des femmes qui travaillent dans
    les entreprises, au service de l'emploi, des salaires, c'est à dire de l'humain, et non pas seulement au service du profit. C'est une juste répartition entre le capital, le travail et la
    protection de l'environnement.<br>
    Voilà le bon ordre des choses.
  </p>
  <p>
    Ensuite, je pense qu'il faut retrouver nos bases.<br>
    Quelles sont nos bases ?<br>
    Nos bases, c'est de croire que la richesse des pays, la richesse des nations, se bâtit durablement non par une fuite en avant vers le crédit (j'y reviendrai pour expliquer la crise américaine)
    mais en donnant à chacun la possibilité de progresser par l'effort, par l'éducation, par un travail bien rémunéré parce que bien qualifié et par la garantie de protections collectives solides.
  </p>
  <p>
    Or c'est tout le contraire du système aujourd'hui en faillite.<br>
    Car ce système en faillite a fait croire que la liberté ou l'émancipation ou le progrès venait du crédit et de l'endettement.<br>
    C'est pourquoi je voudrais prendre un peu de temps pour vous expliquer en quelques mots cette crise du crédit américain, les fameuses «&nbsp;subprimes&nbsp;» (comme par hasard, on utilise
    toujours des mots compliqués...).
  </p>
  <p>
    Cela s'est passé l'année dernière. Donc, quand les banquiers français et les dirigeants français nous disent qu'ils n'avaient rien vu et rien prévu, ce n'est pas possible.<br>
    Je crois, moi, que si les citoyens étaient mieux informés et exigeaient de comprendre les choses, ils feraient pression sur les dirigeants et leur diraient : attendez ! Il y a là quelque chose
    qui ne va pas, il faudrait peut-être réagir un peu plus vite ! Parce qu'il a fallu aussi la complicité des banques européennes pour expliquer ces faillites.
  </p>
  <p>
    Alors, que s'est-il passé aux Etats-Unis ?<br>
    Comme c'est un système libéral, sans règles, sans salaire minimum, où les salaires sont assez bas, l'administration Bush a dit ceci : puisque les salaires sont bas mais qu'il faut quand même que
    les gens consomment et qu'ils puissent acheter des maisons pour que l'économie ne tourne pas au ralenti, eh bien, on va développer le crédit.&nbsp; «&nbsp;Empruntez, empruntez, empruntez !&nbsp;»
    leur a-t-on dit. Et ils ont mis en place le crédit hypothécaire.
  </p>
  <p>
    Qu'est-ce que le crédit hypothécaire ?<br>
    C'est très simple. On a ça aussi en France même si c'est un peu mieux réglementé.<br>
    Les prêts hypothécaires sont des prêts qui ne sont pas calculés sur les salaires ou les revenus des gens, parce qu'ils sont trop faibles, mais sur la valeur de leur maison. Les banques se sont
    dit : on peut y aller, on peut prêter puisque, de toute façon, si les gens n'arrivent pas à rembourser, on prend la maison, on la vend et on fait un bénéfice. On met les gens dehors et on peut
    même leur relouer la maison, avec un double bénéfice.<br>
    Le système était tellement juteux que les banques ont pu revendre ces prêts à d'autres organismes financiers. Ces prêts étaient tellement juteux qu'ils ont même été transformés en actions,
    figurez-vous, en titres négociés en Bourse. Et ça a prêté, ça a prêté, ça a prêté à des familles qui n'avaient manifestement pas les moyens de rembourser ces emprunts.
  </p>
  <p>
    Quand l'économie a ralenti, quand les gens ont perdu leur emploi, les prêts ont été de moins en moins remboursés. Ces prêts hypothécaires sont alors devenus de moins en moins juteux pour les
    banques qui ont commencé à paniquer. Les entreprises n'augmentaient pas les salaires et l'administration Bush leur disait : soyez compétitives, pas besoin d'augmenter les salaires puisque les
    gens ont des crédits et peuvent donc consommer.<br>
    Seulement voilà : quand de plus en plus d'Américains n'ont plus pu rembourser leur maison, que s'est-il passé ? Le prix des maisons ont baissé et les prêts sont devenus de moins en moins
    rentables. Les banques et les organismes financiers ont alors cherché à se débarrasser de ces prêts qu'on a ensuite appelés «&nbsp;créances douteuses&nbsp;» ou «&nbsp;crédits
    toxiques&nbsp;».&nbsp; Le marché immobilier s'est effondré, le prix des maisons est devenu de moins en moins cher puisque les gens n'arrivaient plus à rembourser.
  </p>
  <p>
    Eh bien, c'est ce système-là qui a entraîné les faillites bancaires.<br>
    C'est très important de comprendre qu'à l'origine, il y a un système qui, en pressurant les salaires et en poussant les gens vers la société de consommation en les endettant avec ces fameux prêts
    hypothécaires, a fini par provoquer la faillite des banques américaines.
  </p>
  <p>
    Et ça a contaminé les banques françaises, les banques irlandaises qui sont très liées aux banques américaines, les banques européennes. Plus les pays étaient liés au système bancaire américain,
    plus les banques ont été mises en difficulté. Voilà ce qui s'est passé. Voilà, aussi incroyable que cela puisse paraître, quelle est l'origine de la crise financière actuelle.
  </p>
  <p>
    Alors, me direz-vous, comment se fait-il que les financiers, ces grandes compétences, cette élite des grandes écoles, n'aient pas vu tout cela et, à un moment donné, tiré la sonnette d'alarme
    ?&nbsp; Car le pire, c'est qu'ils ont vu tout cela. Ce qu'on appelle les agences de notation, qui sont des sortes d'inspecteurs chargés d'évaluer les risques, ont dit aux banques que ce système
    était totalement fou. Mais comme ces agences, dans un système libéral, étaient payées par les banques, les rapports n'étaient pas rendu publics parce que c'étaient les contrôlés qui payaient les
    contrôleurs. Alors les agences, vous avez peut-être vu ça dans la presse, ont donné des notations «&nbsp;Triple A&nbsp;», ce qui veut dire : formidable, formidable, formidable !
  </p>
  <p>
    Pourquoi personne n'a tiré la sonnette d'alarme ?<br>
    Pourquoi ce système généralisé d'irresponsabilité et d'incompétence ? Car aujourd'hui, il y a des millions d'Américains qui se retrouvent à la rue et, par ricochet, on subit en France un
    contre-choc très grave, sans parler de tous ceux qui ont aussi perdu leur retraite aux Etats-Unis, leur retraite par capitalisation. J'espère au moins qu'en France, ça va en guérir un certain
    nombre de leurs projets de prêts hypothécaires et de leurs projets de retraitre par capitalisation !<br>
    Pourquoi personne n'a rien dit ?<br>
    Parce que, dans un système du capitalisme financier devenu fou, personne ne veut faire le premier pas. Il n'y a pas une banque qui dit à un moment : moi, je vais m'arrêter parce que tout le monde
    va dans le mur.<br>
    Et pourquoi aucune banque ne fait-elle le premier pas ?<br>
    Parce qu'elle ne veut pas que la banque concurrente gagne plus d'argent qu'elle.
  </p>
  <p>
    Ce que je veux vous faire comprendre, c'est que dans un système où il n'y a plus d'autorité, où plus personne ne met de règles, où plus personne ne contrôle, personne ne dit : ça suffit,
    maintenant vous arrêtez !<br>
    Dans ce système, on compte seulement sur ce qu'on appelle la discipline collective ou «&nbsp;l'auto-régulationé qui ne marche pas puisque la loi de l'argent et la loi du profit maximal empêchent
    qu'à un moment, quelqu'un dise, avec un réflexe moral : il faut arrêter parce que ça va ruiner des millions de petits épargnants.<br>
    Voilà la source, la raison et l'explication de cette crise.<br>
    Pourquoi est-ce si important de le comprendre ?<br>
    Parce que ce sont ces ressorts profonds qu'il faut changer.
  </p>
  <p>
    Alors, paradoxalement, cette crise a déjà eu un premier effet bénéfique : ce sont les nationalisations.&nbsp; Ce mot, rendez-vous compte, était un gros mot ! Et voilà que George Bush met 700
    milliards de dollars d'un coup pour nationaliser des banques et des assurances. Aux Etats-Unis ! Même chose en Europe. Et ici en France.<br>
    C'est donc actuellement le plus grand mouvement de nationalisation que l'économie ait jamais connu, fait impensable il y a seulement quelques semaines. Des nationalisations totales. Des
    nationalisations partielles. Des nationalisations déguisées. Mais des nationalisations quand même.
  </p>
  <p>
    Vous avez peut-être observé qu'aujourd'hui, le pouvoir en place n'utilise jamais ce mot. C'est très curieux... Il dit : l'Etat va proposer aux banques de rentrer à leur capital et leur apporter
    des fonds propres : 40 milliards d'euros. Autrement dit : l'Etat va prendre des participations. Je vous le dis : cela s'appelle une nationalisation partielle.
  </p>
  <p>
    Vous vous souvenez des problèmes de la Société Générale ? 5 milliards d'euros qui se sont volatilisés dans la nature alors que les pauvres épargnants qui ont le moindre découvert bancaire de
    quelques dizaines d'euros payent 18% de taux d'intérêt. Ce ne sont pas des broutilles mais les dirigeants sont toujours en place. L'un d'eux a même réalisé ses stock options la semaine dernière.
    Dans les conditions à fixer pour un soutien au plan d'urgence du gouvernement, il va aussi falloir exiger des règles morales.
  </p>
  <p>
    Je reviens à mon histoire.<br>
    La première leçon de cette histoire étrange, angoissante aussi mais ô combien édifiante, c'est celle-ci : après 25 années de domination libérale, c'est à dire en gros depuis Thatcher-Reagan où
    l'on a commencé à dérèglementer partout, avec l'explosion de la finance et le refus de l'intervention de l'Etat, on en arrive, quand on est au bord du gouffre, à des mesures que l'on reprochait
    aux socialistes il y a 25 ans. Ces idées défendues par la gauche, que l'on moquait, que l'on méprisait, voilà aujourd'hui des dirigeants de droite qui, dans l'urgence, sont obligés de les
    reprendre même s'ils ont du mal à en utiliser le vocabulaire. Parce qu'il n'y a pas d'autre solution. C'est un curieux renversement de l'histoire.<br>
    Voilà pourquoi je dis souvent que le socialisme est l'idée neuve du XXIème siècle.
  </p>
  <p>
    Quand Ronald Reagan s'est fait élire, il disait en 1981 : «&nbsp;l'Etat n'est pas la solution, il est le problème&nbsp;». Cela avait un peu contaminé toute l'Europe. Et que voit-on aujourd'hui ?
    On voit que l'intervention des Etats est une partie essentielle de la solution alors que les marchés sans règles sont justement tout le problème.
  </p>
  <p>
    Ce que l'on voit aussi, de positif, c'est que les gouvernements européens se sont serré les coudes. Ils ont réussi à calmer la débâcle financière, même si la situation reste fragile. On a même vu
    Gordon Brown - vous connaissez son scepticisme à l'égard de l'euro – qui a été l'un des inspirateurs les plus imaginatifs du plan européen.<br>
    Pour nous, socialistes, cette histoire nous donne raison. Elle nous donne raison sur plusieurs plans.<br>
    D'abord, le libéralisme est en échec et c'est une bonne nouvelle. Depuis le temps que les socialistes disent que le capitalisme va finir par s'auto-détruire, eh bien, nous y voilà.
  </p>
  <p>
    Ensuite, voir la droite obligée de procéder à des nationalisations, eh bien, c'est une bonne nouvelle.<br>
    Voir cette même droite renoncer à son projet de développer des prêts hypothécaires, c'est une bonne nouvelle. On nous racontait, il y a un et demi, que les Français n'étaient pas assez endettés,
    qu'on allait les endetter un peu plus pour relancer l'économie, que ce n'était pas la peine d'augmenter les salaires... Avec toujours le même raisonnement : il fallait leur donner des crédits et
    comme ça, ils allaient pouvoir consommer davantage.<br>
    Calmer cette illusion que le crédit peut créer de la richesse et calmer toutes ces tentatives de démantèlement du système de retraite par répartition, c'est une bonne nouvelle.<br>
    La preuve a été faite de l'utilité de ces sauvegardes et c'est une très bonne nouvelle.
  </p>
  <p>
    C'est la confirmation de l'essentiel de nos combats de toujours. Je le répète : nous avons là une démontration que le socialisme, dans des conditions différentes et avec de nouveaux problèmes à
    résoudre, n'est pas le plus mal placé pour relever le défi de notre temps. Nous devons donc faire preuve de beaucoup d'imagination mais aussi de beaucoup de constance sur les valeurs qui sont les
    nôtres pour démontrer – et nous allons le faire – qu'avec ces idées neuves appuyées sur des fondamentaux solides, le socialisme sera l'idée neuve du XXIème siècle.
  </p>
  <p>
    Pourquoi les socialistes se sont-ils abstenus (et ils ont bien fait) lors du vote du plan présenté par le gouvernement ?<br>
    Je voudrais, puisqu'il y a débat, vous expliquer ici pourquoi les socialistes devaient s'abstenir sur ce plan d'urgence même s'il a, je viens de le rappeler, de bons côtés.<br>
    Parce que nous ne pouvons pas donner quittus à ce pouvoir.<br>
    Parce que nous devons protéger les Français contre les risques de récidive.<br>
    Parce que nous devons peser avec l'opinion pour que le changement radical du système soit effectif.<br>
    Je vais vous donner avec plus de précision ma vision de la situation.<br>
    Je vais même vous dire à quelles conditions nous pourrions aider, dans l'intérêt de notre pays, le gouvernement à réussir.
  </p>
  <p>
    Je pense qu'il y a sept conditions essentielles à poser. On pourrait sans doute en trouver d'autres mais ce sont, pour moi, les conditions qui, à partir du moment où elles ne sont pas réalisées,
    où elles n'ont pas fait l'objet d'engagements et restent dans le flou, justifient, d'un côté, que nous ne nous soyons pas opposés à ce plan d'urgence même si nous en connaissons parfaitement les
    risques et les limités, et, d'un autre côté, que nous ne puissions pas donner quittus à ce gouvernement tant qu'il n'aura pas répondu et ne se sera pas engagé sur un certain nombre de conditions.
  </p>
  <p>
    Première condition : je veux le maintien des nationalisations partielles. Je veux qu'une fois entré au capital des banques, l'Etat y reste. Et non pas, comme on l'entend déjà dire par certains
    membres du gouvernement et le Premier Ministre lui-même, qu'il pense déjà à revendre ses participations, ce qui veut dire qu'on aurait socialisé les pertes et qu'on privatiserait ensuite les
    bénéfices. Mais non ! L'Etat doit garder ces nationalisations partielles. Nous avons d'ailleurs notre mot à dire parce que ce sont nos impôts qui sont utilisés. C'est nous, les citoyens, qui
    entrons, d'une certaine façon,&nbsp; dans ces banques et nous avons le droit d'exiger que la manière dont l'Etat y exercera son métier aille dans le sens de l'intérêt général.&nbsp; L'Etat doit y
    rester pour que ça ne recommence pas. Il doit&nbsp; aussi y rester pour que les tarifications bancaires dont je parlais tout à l'heure soient enfin réformées. J'en ai assez de voir des banques
    faire des profits sur le dos des familles pauvres et modestes à cause du coût des découverts bancaires. Ca devient insupportable ! Si l'Etat est présent dans les banques, il pourra exiger cette
    réforme des tarifications bancaires. Il pourra exiger que la banque se mette au service de son coeur de métier, c'est à dire des prêts aux entreprises qui ont besoin d'innover, d'aller de
    l'avant, et des prêts aux particuliers sans leur imposer des conditions draconiennes, des contrôles de santé, etc. Vous n'imaginez pas la masse de courriers que je reçois à propos des refus de
    prêts bancaires, même lorsque les familles ont des revenus, et de la frilosité du système. Voilà la première condition : que l'Etat reste dans les banques et que les nationalisations partielles
    demeurent.
  </p>
  <p>
    La deuxième condition : un peu de morale. Un peu de morale ! On nous avait promis de sanctionner les banquiers qui ont failli, qui ont contourné les réglementations, qui savaient parfaitement ce
    qui se passait et qui n'ont pas tiré la sonnette d'alarme, qui ont au contraire continué à réaliser leurs bonus. Pourquoi une telle impunité ? Je le demande.
  </p>
  <p>
    Troisième condition : lutter contre les paradis fiscaux. J'observe d'ailleurs avec satisfaction que le Premier Ministre lui-même a repris cette proposition que j'ai faite il y a plusieurs
    semaines dans l'indifférence générale. Bien sûr, lutter contre les paradis fiscaux ! On dit : c'est compliqué. Non. C'est assez simple. On embrouille les citoyens pour qu'ils ne cherchent pas à
    comprendre, j'y reviendrai en évoquant l'exigence démocratique. C'est assez simple de mettre fin aux paradis fiscaux. Comment fait-on ? On décide de refuser, sur le territoire européen et sur le
    territoire des pays les plus industrialisés, tous les investissements en provenance de ces paradis fiscaux, tous ces fonds de pension, tous ces fonds d'investissement qui, vous le disiez tout à
    l'heure, viennent souvent sur des entreprises pour deux ou trois ans, qui exigent qu'elles leur remboursent leur prise de participation par des licenciements ou qui font une opération immobilière
    et mettent la clef sous la porte. Voilà la réalité. C'est donc la troisième condition : la suppression des paradis fiscaux.
  </p>
  <p>
    La quatrième condition, c'est la réforme de la rémunération des métiers de la finance. Ce n'est plus supportable, cet écart de salaires et de rémunération, ces bonus, ces stock options, ces
    traders qui gagnent à tous les coups même lorsqu'ils font perdre leur entreprise. Qu'est-il en train de se passer ? J'ai rencontré récemment le directeur d'une grande école qui me disait
    qua'ujourd'hui, la moitié des effectifs des élèves des grandes écoles d'ingénieurs et des universités les plus prestigieuses partent dans la finance. La moitié des élèves ! Pendant ce temps-là,
    toutes les filières de développement industriel – l'automobile, l'aéronautique, les nouvelles énergies, l'informatique ... - peinent à trouver des ingénieurs qualifiés. Pourquoi ? A cause d'un
    écart inadmissible de rémunération entre ceux qui spéculent, sans doute avec talent, et ceux qui construisent, qui innovent, qui fabriquent, qui créent la véritable valeur ajoutée dont dépendent
    les vrais emplois. Il y a un tel écart de rémunération qu'on est tombé dans un système absurde où, finalement, ce sont les contribuables qui payent ces élèves (ces grandes écoles coûtent cher,
    les élèves qui y sont payés coûtent cher) et c'est la nation qui paye la formation d'une élite dont presque la moitié va ensuite passer son temps à appauvrir des gens, à conduire le système dans
    le mur et, à l'échelle planétaire, à appauvrir les pays les plus pauvres parce que ce système financier devenu fou écrase aussi dramatiquement les économies des pays les plus pauvres. Eh bien
    moi, je dis que cette réforme-là est cruciale. J'en fais une condition du rétablissement de la situation et du changement du système parce que nous ne pouvons pas, par rapport aux enjeux de la
    politique industrielle évoqués tout à l'heure, continuer à former des élites qui vont massivement se retrouver dans les métiers de la finance alors que, parallèlement, nous avons besoin de
    relancer la croissance sur des filières productives. Je vous le demande : le gouvernement en place peut-il raisonnablement être contre ces propositions ? Je ne le crois pas. Elles vont dans
    l'intérêt du pays. Je ne voudrais pas que l'on dise : ah oui, vous mettez des conditions mais elles sont irréalisables. Non ! Ces conditions ne sont pas irréalisables. Elles correspondent à
    l'intérêt de la France. Pas à l'intérêt de quelques uns ou d'une caste qui nous a conduits dans cette situation. Elles permettent aussi de changer radicalement un certains nombre de
    dysfonctionnements du système.
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    Cinquième condition : je veux que l'on mette sous contrôle les fonds d'investissement. Pardonnez-moi d'être un peu technique mais je crois que vous allez comprendre parce qu'on a cité tout à
    l'heure le cas de Chambourcy, une entreprise qui a été rachetée par un fond d'investissement. Ce fond d'investissement a disparu. Sans doute aussi rapidement qu'il était venu. Ces fonds sont
    aujourd'hui une autre menace qui plane sur le système financier. On n'en a pas encore parlé mais, quand on écoute attentivement ce que disent les économistes, on comprend que là est le risque de
    la prochaine crise. Et je vous le dis : ils le savent, ceux qui nous gouvernent. Ils vont sans doute être encore «&nbsp;surpris&nbsp;» et nous dire qu'ils n'avaient rien vu venir. Mais si ! On
    sait parfaitement ce qui est en train de se passer avec le développement de ces fonds d'investissement considérables et autres fonds de pension qui rachètent – en France, en Europe, partout – des
    entreprises innovantes. Sous prétexte de les reprendre&nbsp; et de les relancer, ils font peser sur elles la charge du remboursement de leur mise en exigeant, par exemple, des licenciements ou
    des délocalisations. Tout simplement pour spéculer, là aussi, soit sur un brevet racheté, soit sur une marque rachetée puis délocalisée, soit sur une immobilisation. Eh bien ce problème-là, je
    veux qu'il soit réglé maintenant. Je le répète donc : quand on voit tous ces mécanismes à l'oeuvre, il est plus que jamais utile et nécessaire, comme je l'ai déjà demandé, de créer une banque
    publique destinée au financement des entreprises innovantes. Une banque qui travaille main dans la main avec les territoires et avec les Régions. Parce qu'on sait bien - je le sais en tant que
    Présidente de Région et on le sait ici, dans cette région - à quel point les entreprises ont du mal à trouver des crédits, surtout les plus innovantes. Parce que les plus innovantes doivent
    prendre un risque. Comme les banques ont été habituées à ne plus prendre de risque mais, au contraire, à spéculer sur ce qu'il y avait de plus facile, ces entreprises se tournent vers les
    collectivités territoriales, vers nous c'est à dire vers vous. Et nous, les Présidents de Région, nous sommes obligés de jouer le rôle de banquiers avec l'argent du contribuable. Mais ce n'est
    pas notre métier. Moi, je refuse que ça continue de cette façon-là. Je demande donc la création d'une banque publique d'investissement dans les entreprises innovantes.
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  <p>
    Sixième condition : je veux que l'on renonce à la privatisation de la Poste. Il existe une banque postale, eh bien, justement ! Que cela serve à quelque chose ! Ce n'est pas aujourd'hui où on
    nationalise partiellement certaines banques privées que l'on va privatiser la Poste. Il semble pourtant que si ! Là aussi, vous avouerez que ces conditions sont des conditions de bon sens et de
    cohérence.&nbsp; Ce que je demande au pouvoir en place, puisqu'il réclame une union nationale, c'est qu'il mette un peu l'idéologie de côté, qu'il regarde l'ensemble de ces propositions, qu'il
    comprenne qu'elles correspondent à l'intérêt général et que nous pourrions, sur un certain nombre de sujets, soulager ensemble les souffrances des Français, redresser des entreprises et mettre
    fin à la crise financière mais avec des garanties et à certaines conditions.
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  <p>
    Septième et dernière condition : je veux mettre en mouvement une Europe capable de faire face à la récession. Que venons-nous de voir ? De l'énergie déployée et des réunions accélérées mais,
    alors que la récession menace depuis l'année dernière, alors que le pouvoir d'achat baisse depuis deux ou trois ans, comment se fait-il que les chefs d'Etat et de gouvernement européens n'aient
    pas fait preuve de la même énergie, du même volontarisme et de la même capacité à débloquer des moyens pour juguler la récession et investir dans ce qui fera l'emploi de demain, dans l'éducation,
    dans la recherche, dans l'écologie, dans les grands travaux, dans le domaine des transports ? Juguler la crise financière, c'est bien.
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  <p>
    Mais il est aussi indispensable de juguler la récession et de relancer la croissance. Je veux le dire ici : ce qui est possible, en termes de mobilisation et de moyens financiers réunis, pour
    juguler la crise financière, nous devons demander que ce soit aussi possible pour relancer la croissance économique et l'emploi. Car elle est là la nouvelle civilisation européenne qui fera
    repartir l'ascenseur social : dans la satisfaction des besoins des hommes et des femmes, dans la formation professionnelle, tout ce qui fait la dimension humaine et tout ce qui permet à un pays
    de progresser, de créer, de construire, de développer les entreprises, d'améliorer le système scolaire. C'est là que l'on doit investir, en particulier dans les immenses chantiers du
    développement écologique. Ils sont immenses, ces chantiers ! Il y a là un potentiel considérable avec, comme nous le disions tout à l'heure à l'usine, tous les enjeux sur le véhicule propre.
    C'est bien évidemment cela qu'il faut prendre à bras le corps. Quand on verra tous les chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe prendre ces sujets à bras le corps et mettre sur la table autant de
    moyens financiers qu'ils en ont mis pour régler la crise financière, alors on saura enfin que l'Europe existe, on saura enfin que la civilisation européenne existe.
  </p>
  <p>
    Je vous disais tout à l'heure qu'au fond, cette crise est l'occasion de réfléchir au modèle de société que nous voulons. Eh bien regardez : on le touche ici du doigt. Pourquoi faudrait-il que les
    besoins élémentaires des hommes et des femmes et tout ce qui permet le progrès humain ne soient pas rentables économiquement ? Mais si, cela peut être rentable ! Si l'on organise l'économie en
    fonction des besoins humains.<br>
    Souvenez-vous de 1936 : le Front Populaire met en place les congés payés, des millions de travailleurs partent en vacances. Aujourd'hui, grâce à cette loi et parce que nous avons un très beau
    pays, nous avons aussi les plus belles industries touristiques du monde. Les congés payés ont donc créé des emplois. Ils n'ont pas seulement créé des charges, comme certains patrons le hurlaient
    déjà à l'époque. Ils ont permis l'essor de nouvelles filières de développement économique.
  </p>
  <p>
    Autre exemple : en 1945, quand la Sécurité Sociale assure la protection et la santé de millions de personnes, il y en avait aussi qui disaient que cela coûtait trop cher, que cela pèserait trop
    sur les coûts des entreprises. Mais qu'est-ce que cela a permis ? Cela a permis le développement de remarquables laboratoires pharmaceutiques, une des meilleures médecines au monde, de la
    recherche extraordinaire, des Centres hospitaliers universitaires de pointe. Qui donc peut aujourd'hui prétendre que la réponse aux besoins sociaux, sanitaires et éducatifs d'un pays serait
    contraire à son développement économique ? Et que dire de tout le potentiel de développement des emplois dans les services à la personne avec l'avancée vers le grand âge et la revendication de
    continuer à vivre comme tout le monde ? Il y a là aussi un potentiel de développement économique considérable.
  </p>
  <p>
    Enfin, je le disais mais on ne le répètera jamais assez, sur la question du réchauffement planétaire, là aussi, un modèle de civilisation est à construire face à un système qui épuise nos
    ressources. Voilà un immense chantier qui doit mobiliser les entreprises ! Immense ! Les Etats, les sociétés, les citoyens, les associations, les entreprises : tout le monde devrait être mobilisé
    sur ce chantier. La croissance économique sera écologique, c'est évident. La liste est très longue des travaux à engager : les énergies renouvelables, la reconquête des paysages, l'accès à l'eau
    potable dans le monde entier avec, par exemple, les usines de désalinisation de l'eau de mer. Pour juguler les épidémies, il y a des chantiers considérables. Pour construire des transports
    propres, il y a des chantiers considérables. Et je ne parle pas de l'habitat, avec les économies d'énergie, les travaux d'isolation, le recours aux énergies renouvelables pour que chaque citoyen
    paye beaucoup moins de charges. Il y a là des carnets commande pour des dizaines d'années. C'est tout un cycle économique qui s'ouvre devant nous.
  </p>
  <p>
    Mais la crise financière détourne les flux d'argent vers autre chose que la satisfaction de ces besoins considérables, qui permettrait de faire progresser l'humanité. Elles existent bien, ces
    masses financières. Il faut donc une autorité publique nationale, européenne et internationale qui ait le courage politique et la force politique, appuyée sur la volonté des citoyens, de dire :
    les flux financiers vont aller vers ces filières de développement économique. C'est ainsi que la croissance repartira, que des emplois seront créés, que le pouvoir d'achat augmentera. Vous voyez
    qu'un nouvel ordre économique est possible. Un nouvel ordre économique tout simplement au service de l'être humain et au service de la protection de la planète.
  </p>
  <p>
    C'est pourquoi je voudrais vous dire qu'il y a toutes les raisons d'être inquiets si l'on continue à se fier à un modèle financier à bout de souffle. Mais il y a aussi toutes les raisons
    d'espérer. Moi, je ne veux pas que les citoyens désespèrent. Je veux que l'action politique serve à quelque chose. Je veux que les citoyens pèsent pour que ce nouveau modèle de société se
    réalise.<br>
    Même si, aujourd'hui, nous ne sommes pas aux responsabilités à l'échelle nationale, nous le sommes sur de nombreux territoires et nous pouvons aussi faciliter l'émergence de ce nouveau modèle par
    une opposition très pressante, très précise, exigeante, en appui sur les citoyens.
  </p>
  <p>
    Si l'on croit que l'histoire – moi, je le crois – nous donne rendez-vous une nouvelle fois pour faire émerger ce qu'il y a de meilleur dans l'économie, c'est à dire la satisfaction des besoins
    élémentaires, au premier rang desquels l'éducation, la formation et la sauvegarde de la planète, alors, j'en suis convaincue, chacun trouvera sa place dans ce nouvel ordre qui va additionner les
    chances plutôt que gâcher les richesses et les talents.<br>
    Voilà pourquoi ce sera un ordre juste.<br>
    Un ordre économique, social, écologique juste et efficace.
  </p>
  <p>
    Le devoir des socialistes a toujours été de s'engager pour changer le cours des choses. Aujourd'hui, le devoir des socialistes, c'est d'aider le nouveau monde à émerger.<br>
    C'est, pour commencer, de donner à tous, comme j'ai voulu le faire ce soir, l'information indispensable.<br>
    Vous le savez, on s'en est même parfois un peu moqué, j'ai toujours défendu la démocratie participative et j'y crois plus que jamais.
  </p>
  <p>
    Pourquoi est-ce que j'y crois plus que jamais ?<br>
    Parce que les puissants ont toujours utilisé l'ignorance et la peur pour que les gens se replient sur eux.<br>
    Le combat des socialistes a toujours été un combat contre l'ignorance.<br>
    Souvenez-vous de l'éducation populaire, de ce mot magnifique d'éducation populaire. Le Parti Socialiste que j'appelle de mes voeux devra mettre en place des universités populaires pour que tout
    le monde ait accès aux informations et pour qu'on ne nous dise plus : il y a ceux qui peuvent savoir et il y a ceux qui, de toute façon, n'y comprendront rien. Non ! C'est très simple, au fond,
    de comprendre.&nbsp; Moi, je veux que chaque citoyen soit un observateur compétent de ce qui se passe, capable de déchiffrer les différentes stratégies. Capable d'en discerner les raisons
    obscures ou inavouables et de les déjouer. Capable d'en apprécier certaines et de les soutenir. C'est une exigence démocratique essentielle.
  </p>
  <p>
    Je suis, par exemple, profondément convaincue que si les Français, l'opinion publique française, avaient compris l'année dernière la crise des subprimes, on aurait parfaitement compris que ça
    allait aussi contaminer les banques françaises. Et on aurait dit : mais pourquoi personne ne bouge ? Qu'est-ce qui se passe ? C'est comme dans l'environnement, quand on nous a fait croire que le
    nuage de Tchernobyl s'arrêtait aux frontières, vous vous souvenez ? Chaque fois qu'il y a du secret, chaque fois qu'il y a de l'opacité, c'est la même chose.<br>
    Regardez le drame de l'amiante.&nbsp; Les victimes de l'amiante sont obligées d'aller manifester pour quémander quelques milliers d'euros pendant que de l'autre côté, dans le système financier,
    ils s'en sont mis plein les poches. C'est révoltant de voir au même moment à la télévision des gens qui ont perdu leur famille, qui ont perdu leur père, qui ont perdu leur mère à cause de
    l'amiante dans les usines, qui doivent manifester pour qu'on leur accorde réparation, et, en même temps, des financiers véreux qui sont toujours en place ! Il y a quand même quelque chose qui ne
    tourne pas rond. Et ça, tous les socialistes le refusent.
  </p>
  <p>
    Le combat social a ceci de commun avec le combat écologique : chaque fois que quelque chose est caché, chaque fois qu'on nous dit «&nbsp;c'est trop compliqué, c'est technique, vous ne pouvez pas
    comprendre, on va décider pour vous&nbsp;», en général, ça finit assez mal.
  </p>
  <p>
    Moi, j'ai toujours cru à l'intelligence des citoyens. Toujours !<br>
    Et à leur droit fondamental d'accéder à l'information. Aujourd'hui, cette exigence démocratique, c'est aussi une autre façon d'exercer le pouvoir. Quand les gens sont informés, on est obligé de
    leur rendre des comptes. On est donc obligé de s'interroger sur la logique de ses propres décisions de responsable politique parce qu'on se dit qu'on va avoir devant soi des citoyens exigeants,
    qui auront été informés, auxquels on n'aura rien caché, qu'on n'aura pas privés de la compréhension du monde dans lequel ils vivent et de la conscience des éventuels dégâts qu'ils peuvent subir.
    De plus, ces citoyens sont des contribuables et, par leur travail, ils contribuent à la richesse du pays. La moindre des choses, c'est donc de leur permettre de comprendre ce qui se passe et de
    les associer aux décisions qui les concernent.
  </p>
  <p>
    Vous le voyez : jamais le monde n'a eu autant besoin des combats de la gauche et de ses valeurs de justice et de fraternité.<br>
    Il n'y a pas si longtemps, on nous disait : «&nbsp;le socialisme ? Mais c'est dépassé ! La gauche, c'est l'inefficacité économique&nbsp;». Eh bien, il est beau, le résultat de l'idéologie du
    libéralisme de droite ! On l'a sous les yeux. Alors, ne l'oublions pas de sitôt. Car ce qu'ils vont chercher à faire, quand les choses seront un peu rétablies, c'est que tout cela soit oublié et
    qu'on ne remette plus en cause leurs fondamentaux. Mais nous sommes là ! Nous sommes vigilants ! Vous êtes nombreux et c'est la vigilance de chacun de vous qui va compter.
  </p>
  <p>
    Elargissons notre vision : nous voyons alors que le principal danger qui se profile si l'on ne remet pas les choses à l'endroit et dans le bon ordre que j'évoquais tout à l'heure, c'est la guerre
    économique. Que se passe-t-il, dans une guerre économique ? Il y a la montée des violences. Il y a la montée du chacun pour soi. Il y a la montée de la peur de l'autre. Il y a la montée du
    désespoir, du rejet de la politique, du gouffre entre, d'un côté, les puissants et les politiques et, de l'autre, le peuple. On sait à quoi cela mène : à la montée des régimes totalitaires, à
    l'intégrisme, aux terrorismes.<br>
    Personne ne pourra dire que l'on ne savait pas. Personne !
  </p>
  <p>
    On sait, on voit ce qui se passe. On sait qu'il faut réformer radicalement la trajectoire que prend aujourd'hui l'économie et la trajectoire que prend aujourd'hui la planète. On le sait ! Et on a
    les moyens de modifier cette trajectoire pour peu qu'on change le rapport de force entre, d'une part, le petit nombre de ceux qui profitent du système (tous les dirigeants des banques ont
    bénéficié du bouclier fiscal, tous, et cela aussi il ne faudra pas l'oublier) et, d'autre part, tous les autres, les plus nombreux. Personne ne pourra donc dire que l'on ne savait pas.
  </p>
  <p>
    Alors, j'ai envie de vous dire : bougeons-nous ! Bougeons-nous !<br>
    Pour que nos enfants et les générations qui viennent ne puissent pas dire : mais comment, ils n'ont rien vu venir ? Ou, pire encore : ils ont vu venir et ils n'ont rien fait. Je ne veux pas de
    cela ! Nous ne voulons pas de cela parce que, oui, nous voyons les choses venir. Oui, nous avons parfaitement identifié ce qui ne va pas. Oui, nous savons parfaitement comment il faut changer les
    choses.
  </p>
  <p>
    Puisque nous savons, puisque nous sommes des citoyens responsables et engagés à gauche, nous avons la chance de pouvoir agir et nous avons le devoir d'inventer ce nouveau monde qui ne demande
    qu'à naître. Voilà la tâche éminente des socialistes et de la gauche.
  </p>
  <p>
    Pour terminer, j'ai trouvé pour vous une très jolie phrase de Jean-Marie Le Clézio qui vient d'obtenir le Prix Nobel de littérature et qui, d'ailleurs, parlait beaucoup de littérature métissée,
    de la rencontre de l'ici et de l'ailleurs. Le Clézio a écrit ceci en 1978, dans un très beau livre qui s'appelle «&nbsp;L'inconnu sur terre&nbsp;» : «&nbsp;Contre l'avidité des marchands, contre
    l'ignorance et la méchanceté des nantis, contre la stupidité guerrière des nations qui organisent les tueries et les famines, les peuples pauvres ont cet invincible pouvoir : le silence, la
    lumière&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Alors ce soir, j'ai envie de vous dire qu'être socialiste, c'est donner à tous - non seulement aux peuples pauvres mais à tous les peuples et à tous les citoyens, au-delà du silence qui dit
    parfois beaucoup de choses, Le Clézio a raison - la force de prendre la parole, d'imposer un autre rapport de forces et un autre monde, de sorte qu'il ne puisse y avoir qu'un seul vainqueur : le
    progrès de l'humanité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>

  
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        <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 10:58:40 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">75d6de64580eff0905c746ca22a9167d</guid>
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